Après avoir rempli leurs « Conventions d’Engagement Compostage », les habitants ont posé des questions pratiques : « Comment utiliser le bio-seau ? Où positionner le composteur ? A quel moment remuer le compost ? Que font les vers de terre ? Peut-on ajouter des restes d’agrumes ? Le compost sent-il mauvais ? »
Sur la scène, les animateurs du Syvadec démontent un composteur (en plastique recyclé). Puis ils indiquent la méthode : « il est bon de positionner le composteur dans un endroit dégagé, pas trop ensoleillé. A cause de la fermentation souhaitée la plus naturelle possible, il est déconseillé de charger le composteur avec trop d’agrumes (en partie à cause des traitements aux pesticides). Quant aux restes de viande, os, ou poisson, ils ne sont pas les bienvenus. »
En revanche d’autres matériaux (secs mais auxquels on ne pense pas d’emblée) sont compatibles dans des quantités raisonnables pour bien s’amalgamer au compost en cours de fabrication.
Il s’agit du tissu en fibre naturelle, du bois broyé, les coques de fruits (noix, noisettes, amandes), des épluchures de fruits et légumes (si possible sans traitement anti-germe). Les spécialistes dit-on, ajoutent aussi les fleurs fanées et « les orties entières avant la floraison » .
Pour poser toutes vos questions et en savoir plus sur les secrets d’un bon compost naturel, d’autres explications dont « les 3 règles d’or » seront délivrées en même temps que les composteurs, lors des prochaines réunions en mai (18 à St-Florent, 20 à Venzolasca, 25 à Solenzara, 27 à Chiatra, 29 à Corte).
Sachez toutefois que le composteur - pour rester en bonne santé - n’apprécie ni les litières d’animaux, ni les plantes malades, ni le carton brun épais, ni les coquillages car il met trop longtemps à les digérer.